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Robomobilité et activités en mouvement

Une des premières images qui vient à l’esprit quand on évoque la robomobilité, c’est celle d’une personne qui n’ayant plus besoin de « tenir le volant » pourrait alors dormir, travailler, regarder un film, tourner le dos à route, en somme, s’adonner à tout un éventail d’activités autre que celle de conduire. Ce point de départ est loin d’être exhaustif ou restrictif : il ouvre la voie à une exploration des nouveaux usages robomobiles qui pourraient prendre place sur l’espace public, et aussi, de nouvelles pratiques mobilisant du « mouvement » sans « déplacement de personne ». On pense naturellement à l’introduction des drones de livraison, à certaines fonctions logistiques comme la gestion des déchets (collecte automatisée), les systèmes de production-distribution automatisée de produits d’alimentation, des fonctions de maintien de l’ordre (surveillance par des robots, des capteurs...), ou encore à la possibilité d’avoir des équipements robomobiles (salles de sport, salon de coiffure, cabinet médical, etc.). On peut également pousser le raisonnement jusqu’à envisager des bâtiments robomobiles ou encore d’étendre les capacités robomobiles à l’ensemble des objets. La vie robomobile se traduira-t-elle par plus de mobilité, un développement des activités en mouvement, l’apparition d’une nouvelle forme de mobilité autonome, celle des machines et des objets ? Ces réflexions sont conduites en partenariat avec l’Institut pour la Ville en Mouvement (groupe Vedecom), qui conduit un programme ambitieux de recherche intitulé « hyperlieux mobiles ».