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Atelier prospectif « la vie robomobile »

Atelier prospectif la vie robomobile

La gouvernance de l'atelier prospectif

Les fondateurs de l’atelier prospectif

L'Atelier a été conçu et constitué par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer (DGITM) et la Direction de la Recherche et de l’Innovation (DRI) du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES) et du Ministère des Transports (MT), associés à la Direction Générale de l’Aménagement, du Logement et de la Nature (DGALN), à travers le Plan Urbanisme Construction Aménagement (PUCA), ainsi qu’à l'Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR) et au Laboratoire Aménagement Economie Transports (LAET). Ce noyau fondateur (comité de pilotage) est appuyé, pour les phases de mise en route, par le cabinet Stratys, spécialisé en prospective et stratégie publiques.

 

Les engagements de l’Atelier Prospectif

Conçu comme une démarche pérenne, susceptible de durer jusqu’à 10 ou 20 ans, l’Atelier Prospectif aura vocation à susciter, inspirer, fédérer et mettre en résonance autant qu’en partage les travaux entrepris ou commandités autour des défis de la vie robomobile. L’équipe en charge de piloter, d’animer et d’organiser cet atelier prospectif prend trois engagements :

  1. Les productions de l’Atelier Prospectif seront ouvertes à l’ensemble du cercle prospectif, même pour un membre de celui-ci n’ayant pas contribué directement aux productions en question ; chaque membre pourra utiliser librement les livrables de l’atelier, en respectant les usages et règles relatives à la propriété intellectuelle ;
  2. Les travaux de l’atelier seront valorisés auprès des services porteurs des politiques publiques en lien avec les enjeux de la vie robomobile ;
  3. La question territoriale constituera un fil conducteur de la réflexion prospective ; l’atelier national prendra des formes locales, avec des séminaires en région et une déclinaison autant que possibles des réflexions, pour prendre en compte le fait territorial et les enjeux des acteurs des territoires (A contrario : l’Atelier Prospectif n’intervient pas sur les volets expérimentations / soutien aux projets innovants)

 

Les cercles de collaboration

Bien au-delà de ce noyau initial, il s’agit aujourd’hui d’impliquer et de mettre en résonance, sur la durée, une large communauté multidisciplinaire mixant chercheurs et praticiens, industries et territoires, ouverte aussi sur les coopérations internationales. Ainsi, le séminaire de fondation du 2 mai 2017 a réuni 80 entités ou personnalités tentées par le concept et par les problématiques visées. Il s’en dégage maintenant un cercle resserré de 30 à 35 participants, dit « cercle des moteurs de la vie robomobile », qui vont constituer les forces vives de l’Atelier, appelées à s’engager dans différents processus de production et d’échanges.

Au-delà de ce cercle resserré, l’Atelier mobilisera périodiquement un cercle plus large, évolutif, de correspondants et de partenaires (« cercle des éclaireurs de la vie robomobile »), constituant une chambre d’échos pour réagir à ses productions, les enrichir et les relayer. Francophone et essentiellement français au départ, ce deuxième cercle a vocation à s’internationaliser.

Cette gouvernance concentrique de l’Atelier devrait rester légère, agile et évolutive. Il s’agira aussi de développer des méthodes de production et de diffusion bien adaptées, certaines à inventer. Idem pour des schémas partenariaux à trouver. Scénarios et modèles figurent bien sûr dans la boîte à outils de l’Atelier mais sans en structurer la démarche globale. De même, l’Atelier ne s’obligera en aucun cas à dégager des visions consensuelles, convergentes ou arbitrées.

Avec le « cercle des moteurs », le principe de départ est de nouer un partenariat avec chacun de ses membres, afin de concevoir et porter conjointement des actions, dont les résultats viendront alimenter le processus collectif de réflexion de l’Atelier Prospectif.

 

Les formats des séminaires et évènements

3 grands types de format d’évènements sont prévus à l’agenda de l’Atelier Prospectif :

  • un format ouvert à l’ensemble du cercle prospectif des « éclaireurs » de la vie robomobile
    • Un rendez-vous annuel de prospective « Futurs de la vie robomobile »
    • Des conférences prospectives : « les Rencontres » de la vie robomobile
    • Des contributions aux colloques, salons, forum, etc.
  • un format ciblé axé sur la « production » de contenus prospectifs :
    • des séminaires de prospective « les expéditions » de la vie robomobile
    • des workshop thématiques (serious game, etc.)
  • un format réservé au cercle resserré des « moteurs ».

 

L’articulation avec la décision publique

L’Atelier mettra en place des processus de collaboration cycliques, productifs, qui alimenteront des rendez-vous périodiques en vue d'éclairer nos stratégies et politiques publiques. Ainsi l'Atelier entretiendra des interfaces avec la décision publique, via les instances de l’initiative nationale "Mobilité 3.0" et via la structure-support interministérielle des travaux de la NFI sur le véhicule autonome. La DGEC du MTES ainsi que les ministères en charge de l'industrie, de la recherche et de la sécurité routière ont été associés en amont à la délimitation du projet.

Un contexte inédit

La multiplicité des enjeux liés au développement et déploiement de la robomobilité, leur simultanéité et le fait qu’ils touchent aussi bien la vie quotidienne des individus, les stratégies des entreprises, l’équilibre des territoires et les enjeux de gouvernance des politiques publiques, rendent cette « grappe d’enjeux » inédite, par son envergure, sa puissance et sa transversalité :

  • enjeux industriels de soutien aux entreprises nationales, face à une concurrence internationale puissante et diversifiée ;

  • enjeux technologiques de soutien aux acteurs de la recherche et de l’innovation, dans des domaines d’expertise où la France peut jouer les premiers rôles ;

  • enjeux économiques de transformation du marché de la mobilité, avec une recomposition rapide de la structure du marché et l’émergence de nouveaux modèles d’affaires ;

  • enjeux financiers d’arbitrages entre la continuité d’un programme d’investissements déjà lancés et la nécessité de faire monter en puissance un nouvel écosystème d’infrastructures, d’équipements et de services, tout cela dans un contexte de finances publiques en tensions ;

  • enjeux sociaux d’accompagnement des secteurs économiques sur la transformation des métiers, les menaces sur l’emploi, les nouvelles opportunités de développement ;

  • enjeux techniques d’organisation des mobilités, de régulation des flux, de gestion intelligente des réseaux et trafics ;

  • enjeux environnementaux relatifs aux impacts en termes d’émissions de gaz à effet de serre, d’externalités négatives au sens large, dans un contexte où le champ des possibles concernant les usages et l’envergure du changement, est non seulement très large, mais également très incertain ;

  • enjeux de sécurité liés à la période de cohabitation entre différents systèmes de transports autonomes et non autonomes, cette période transitoire où les comportements individuels pourraient évoluer ;

  • enjeux d’accessibilité à ces nouvelles formes de mobilité, pour une cohésion des territoires, une réduction des disparités entre métropoles et espaces intermédiaires, une résorption des fractures entre régions dynamiques et territoires en déprise ;

  • enjeux éthiques sur le respect des libertés individuelles à l’ère du Big Data, l’utilisation de l’intelligence artificielle, la place des machines dans la société ;

  • enjeux de société, tant il apparaît que les modes de vie pourraient être radicalement bouleversés, sous l’effet combiné de plusieurs transformations sociotechniques, la robomobilité, étant une grappe parmi ces innovations ;

  • enjeux réflexifs sur la place et le rôle des acteurs publics, dans ces mutations et transformations à venir ;

  • enfin, des enjeux politiques, au niveau international, à l’échelle européenne, sur le plan intérieur, et dans les territoires, car la robomobilité touche à une composante fondamentale du contrat social entre l’Etat et les citoyens, du modèle économique de libre-échange et des modes de vie des individus

Face à ces enjeux, la puissance publique est amenée à définir et porter des politiques, alors que de nombreuses incertitudes demeurent, ce qui renforce le caractère inédit du contexte :

  • des incertitudes sur la technologie : le degré d’autonomie des véhicules, l’horizon temporel de maturité des technologies, la capacité d’interaction machine to machine / véhicule to véhicule, les systèmes de régulation dynamique et en temps réel des flux, etc ;

  • des incertitudes sur les usages futurs de cette robomobilité : transport individuel ou collectif, transport à la demande ou dessertes régulières, mode dominant ou optimodalité plurielle, droit à la mobilité pour tous ou hiérarchisation sociale, etc

  • des incertitudes sur le ou les modèles économiques de ce nouveau marché des mobilités, les nouveaux entrants : paiement à l’usage, forfait mobilité, offre marchande, brique d’une offre de transports publics, etc. ;

  • des incertitudes sur les impacts de ces nouveaux usages, nouveaux systèmes de transports, nouveaux modèles économiques de la mobilité, sur l’aménagement des villes, les formes urbaines, l’organisation de l’espace, les stratégies de localisation des ménages et des entreprises, etc. ;

  • des incertitudes sur les progrès et applications de l’intelligence artificielle et de la robotique, notamment les effets sur l’emploi et le travail ;

  • des incertitudes sur les conséquences environnementales de ces nouvelles formes de mobilité, avec une approche globale des filières, de la production des matériels et infrastructures, à l’usage des moyens de transports et leur recyclage.

La complexité des enjeux, leur transversalité, leur ampleur, combinées aux nombreuses incertitudes qui demeurent, rendent ce contexte inédit. C’est pourquoi, les fondateurs de l’Atelier, ont souhaité, dès le départ, ouvrir très largement le cercle des acteurs associés à cette démarche.

« L’ADN » de l’atelier prospectif

Les fondateurs de l’Atelier font le choix de « traiter le sujet » de la « robomobilité » avec une focale large, interdisciplinaire, trans-sectorielle, en suivant une approche qui, tout en prenant en compte les enjeux technologiques, industriels et techniques, aborde les changements, qui vont toucher la société, les territoires et la mobilité. La pertinence de cette orientation a été validée par le séminaire de fondation du 2 mai 2017, où on a pu constater la vitalité des réflexions et l’acuité des problématiques, dans des champs aussi divers que :

  • la « réinvention de la rue du futur », la métamorphose des formes urbaines ;

  • la « reconfiguration des modes de vie », les possibles mutations d’un rapport individuel et collectif au temps, les nouvelles formes du travail ;

  • « l’émergence de nouveaux modèles d’organisation territoriale des mobilités », le besoin de nouvelles formes de régulation, le rôle croissant des data ;

  • « l’apparition possible de détournements d’usages de la robomobilité », le décalage permanent entre les solutions envisagées et les usages observés ;

  • « la résilience et la permanence de certains comportements, certaines pratiques sociales et de mobilité », la gestion des transitions, y compris avec les réfractaires (territoires, secteurs ou individus) ;

  • « la robologistique » et la révolution du transport de marchandises ;

  • ou encore « les fractures et inégalités robomobiles ».

Cette énumération est loin d’être exhaustive ; en réalité, il est difficile de pointer un secteur économique, un domaine de l’action publique, un territoire, un public, qui ne soit pas impacté de manière majeure par la montée en puissance des solutions de robomobilité. Ce qui intéresse l’Atelier Prospectif « la vie robomobile », ce n’est pas seulement, ce que sera la robomobilité, ou en quoi elle pourra transformer les mobilités du futur, c’est aussi et surtout, dans quelle mesure cette robomobilité, pourrait transformer en profondeur les modes de vie des individus, modifier le modèle de fonctionnement et de développement des territoires, participer à l’émergence de nouvelles filières économiques, être le vecteur d’une mutation des métiers, d’un nouveau rapport au travail, à l’espace et au temps, être la source de nouvelles inégalités ou au contraire à la base d’une nouvelle donne territoriale et sociale.

L’approche systémique de l’Atelier s’articulera autour de trois axes : l’évolution de la société et des modes de vie, les changements dans les territoires, les transformations des mobilités.

L’angle prospectif, troisième trait de l’ADN de l’Atelier répond à la fois à un besoin de s’inscrire dans des temporalités pluridécennales, compte tenu de l’ampleur des transformations potentielles et s’explique aussi par une volonté de sortir des schémas mentaux existants. La conviction de nombre d’acteurs, initiés ou moins experts, est qu’une révolution sociotechnique de la mobilité (et de la société) est possiblement à l’oeuvre, notamment impulsée par la robomobilité, ce qui nous fait dire, que si l’histoire est encore largement à écrire, elle ne ferait que commencer.

 

Trois promesses de l’Atelier prospectif

La première richesse de l’atelier prospectif sera ce cercle prospectif. En nous rejoignant, chaque membre aura l’opportunité d’apporter une contribution à ce projet d’envergure. En retour, une triple promesse est faite, pour que chaque minute investie dans cette démarche, puisse se révèler aussi profitable à ses participants qu’à l’Atelier Prospectif :

  • La 1ère promesse est dans l’intitulé même de l’atelier, c’est faire de la prospective

  • La 2e promesse est celle de s’ouvrir à l’international et de sortir du cadre franco-français dans les travaux et réflexions à venir

  • La 3e promesse est celle d’une pluralité des points de vue, en donnant la possibilité à une grande diversité de sensibilités, d’opinions et d’intérêts, de participer aux travaux. Instrument au service des politiques publiques, l’AP se place naturellement dans un esprit d’intérêt général.

 Atelier Prospectif « la vie robomobile » - Dossier de référence