Nouveaux modèles économiques robomobiles

Sujet ô combien d’actualité, la question  des modèles économiques du futur intéresse évidemment l’Atelier prospectif à plus d’un titre. Tout d’abord, sous l’angle de la redéfinition des chaînes de valeur de l’économie, en considérant que la robomobilité peut potentiellement non seulement rebattre les cartes du jeu des marchés du transport, mais aussi de tous les secteurs « clients » ou « fournisseurs » des industries robomobiles. L’exemple le plus connu étant celui du conteneur, puissant vecteur de la mondialisation économique propulsée par le transport maritime. Pour l’Atelier prospectif, il s’agit de comprendre et d’imaginer les gisements de valeur qui peuvent être exploités par la robomobilité : qui seront les gagnants de ce changement robomobile ? Ensuite, la question des modèles économiques concerne bien sûr les modèles de régulation, notamment les enjeux de fiscalité et de tarification de ces nouveaux services et usages robomobiles. Enfin, la question de l’emploi, des compétences et de l’accompagnement social des acteurs et territoires, fait partie des sujets d’intérêt prospectif.

Uber ride-hailing passenger, Toronto
Ride-hailing in Toronton par https://www.flickr.com/photos/beyonddc/ (
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La robomobilité : une remise en cause profonde des modèles actuels du transport public

Dans cet épisode du podcast "la vie robomobile", Charles Raux replace la question du véhicule autonome dans un panorama plus large des questions, qui intéressent la recherche en économie des transports, la recherche sur les politiques publiques de transports. Il revient ensuite sur deux enjeux ou risques selon lui : une fragilisation du modèle du transport public, voire d'un risque fatal pour celui-ci; une remise en cause du droit à la mobilité, dans un futur où l'offre privée de services robomobiles, serait la celle proposée aux habitants Ces trois passages "audio" sont extraits d'une interview plus étendue, que Charles Raux a accordée à l'Atelier prospectif en mars 2018. 
NouveauFarWest
NouveauFarWest

Le véhicule autonome : un nouveau far west ?

Plutôt que de prétendre trouver le modèle économique "miracle" du véhicule autonome, le choix est fait d'aborder cette question des modèles économiques de manière plus globale. A savoir, non pas se focaliser sur les solutions "mobilité-transport" uniquement, mais tenter d'adopter une focale large, pour identifier quels pourraient être les acteurs, secteurs, territoires, qui profiteront de ce développement de la robomobilité dans le futur. 
pedestrian lane
pedestrian lane par freepik.com

Qui régulera votre vie robomobile ? 

Différents chemins de développement sont envisageables en matière de robomobilité. En conséquence, les modes de régulation associés peuvent être aussi très divers. Pour aborder cette question, il nous paraît utile de mobiliser le concept de mode organisateur, que nous pouvons décrire comme le mode de transport autour duquel nous organisons nos villes et nos espaces, ainsi que la régulation (vitesse, tarification, autorisation, etc.) associée à ce mode.
Le Berlin des années 20 dans Second Life
SecondLife_Berlin par Wikicommons (
CC-BY
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La vie robomobile : un monde augmenté et ubiquitaire

En lien avec Olivier Fourcadet, professeur de stratégie à l’ESSEC, une sensibilisation à la prospective a été réalisée auprès d’un groupe d’étudiants du Master « Management de projets technologiques » de l’ESSEC, en janvier 2017. Pour cette journée de formation- action, le cas d’application retenu a été celui de « la vie robomobile ». La dizaine d’étudiants, qui ont activement participé à la session, ont laissé libre cours à leur créativité, en donnant corps à une vision de « la vie robomobile ». L’objectif, au-delà de la formation, était de voir dans quelle mesure la robomobilité pouvait contribuer à l’émergence de nouveaux business model tournés vers l’utilité sociale et le bien commun.