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Le rôle renforcé des autorités publiques

S’il ne s’agit pas de s’ingérer dans le fonctionnement des différents opérateurs, le principe de gestion multimodale des déplacements vise toutefois à ce que les autorités en charge des infrastructures de transports et des réseaux de transports publics puissent avoir une expression claire et partagée de leurs objectifs de services. En l’occurrence, elles pourront alors mieux coordonner leurs efforts pour permettre que les services délégués puissent être remplis dans de bonnes conditions.

Le rôle des opérateurs est alors de s’inscrire dans une collaboration étroite avec l’ensemble des partenaires, dont leurs maîtres d’ouvrage, dans des plates-formes collaboratives ayant pour base l’échange d’information.

Le rôle des STI

Aujourd’hui, la plupart des STI mis en œuvre répondent aux besoins spécifiques que peut exprimer un maître d’ouvrage dans le cadre d’une activité ou un secteur de métier donné. Plus limitativement, des STI peuvent ne répondre qu’à une application, offrant un type de service donné. Ainsi, dans les transports publics, un SAE répond essentiellement aux besoins de l’exploitant de réseau.

L’interopérabilité des systèmes consiste dans un premier temps à faire en sorte que les données produites dans le cadre d’une application puissent être réutilisées par d’autres : par exemple l’offre de transports, nécessaire pour vérifier les avances/retards des véhicules peut permettre de produire les bases d’une information voyageur, associée éventuellement à des calculateurs d’itinéraires fonctionnant en temps réel (ou seulement différé)… Cela n’est toutefois possible que si les données sont décrites d’une manière utilisable tant pour l’une que l’autre application. Il s’agit alors d’utiliser un référentiel commun.

Pour un même opérateur, agissant pour une AOT, on peut penser qu’il est possible d’utiliser un seul référentiel permettant de passer d’une application à l’autre sans ressaisie et risques d’erreur… ce n’est hélas pas toujours le cas !